Toutes et tous dans la rue le 9 mai

Les mouvements sociaux n’ont jamais été autant réprimés, autant dévalorisés par un pouvoir rendu aveugle et sourd aux légitimes revendications qui s’expriment depuis de longs mois, dans la rue, dans les réunions que nous organisons, sur les réseaux sociaux, nouveaux vecteurs d’implication citoyenne. L’application sans précautions d’un programme politique libéral de dynamitage de la plupart des services publics, transports, école, impôts, réseau hospitalier de proximité, solidarité des citoyens à la retraite par le système de répartition sans oublier le pillage systématique des ressources alimentaires et la destruction annoncée de la planète, tout ces actes sont relayés par une certaine presse écrite asservie, une télévision à la botte, et des réseaux sociaux trop souvent pollués par des professionnels de la fake news que l’on retrouve dans les allées du pouvoir en place.

Les derniers développements de l’affaire de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, monument du mensonge organisé, n’a tenu que quelques heures.
Grâce aux réseaux sociaux qui ont permis à d’innombrables vidéos de citoyennes et de citoyens de circuler rapidement et d’infirmer les propos irresponsables tenus par un ministre de l’Intérieur qui mélange sans discernement une propagande éhontée et une posture de Rantanplan de la sécurité qui feraient rire s’ils n’impliquaient de réelles violences policières inouïes, intolérables dans une république comme la nôtre, inacceptables dans une société organisée autour du socle universel de la Déclaration des droits de l’Homme, de la citoyenne et du citoyen.

La FSU et tous les syndicats qui compose cette fédération, (éducation nationale, justice, police, territoriaux, intérieur, culture…) appelle tous les agents à montrer leur solidarité le jeudi 9 mai lors des rassemblements organisés au niveau d’une intersyndicale unanime dans un périmètre plus large que d’habitude. La dernière intervention présidentielle et les idées qu’elle porte, montre que cet homme seul, isolé par sa fonction et par sa suffisance intellectuelle modelée dans des moules qu’il voudrait maintenant détruire (ENA, Grande écoles…) n’a pas d’avenir, et que seuls.es les citoyens.es que nous sommes, dans une énorme pression et expression collectives peuvent et doivent changer, ici et maintenant, toute l’organisation de notre société.

S’indigner est la première des libertés, le faire savoir est la grande dignité du citoyen.

Jean-Marie Lelièvre
Secrétaire général de la CRSL-NA.