Quelle reconnaissance et quel soutien pour les Assistants Familiaux du Département ?

Chers collègues,

Votre isolement, sur fond de rémunération faible au regard de l’engagement demandé 24h/24h, est une problématique majeure au sein du Conseil Départemental de la Gironde.

La FSU s’est positionnée clairement lors de la rencontre avec la Vice-Présidente en charge de la Protection de l’enfance pour une revalorisation de vos conditions de traitement.

Malgré les quelques avancées apportées par loi de 2005, le métier d’assistant familial reste précaire.

Qui pourrait supporter de voir son salaire fluctuer de manière importante d’un mois sur l’autre ?

Étant donné le manque de places d’accueil en établissement et en famille d’accueil, la pression est grande auprès des Assistants Familiaux pour accueillir en urgence des adolescents aux troubles graves et en échec de placement. Les Assistants Familiaux se retrouvent souvent seuls à gérer ces enfants et adolescents fautes de places en ITEP, en IME, en CMPP ou en hôpital de jour.

Nos collègues travailleurs sociaux référents des suivis dénoncent aussi ce manque de places en structures médico-sociales.

Les enfants sont mal protégés et les assistants familiaux sont mis en difficultés.

Parallèlement, l’administration constate une baisse des effectifs des assistants familiaux du fait de la « pyramide des âges ».

De son coté, la FSU reste convaincue qu’il faut travailler sur l’attractivité salariale et la reconnaissance du positionnement de l’assistant familial dans l’équipe éducative qui travaille dans le cadre du projet du service de l’ASE.

En effet, de nombreuses familles d’accueil se mettent en danger en prenant plusieurs enfants, parfois en très grande difficulté afin d’obtenir une rétribution correcte.

Le Travail Social est un secteur sensible qui ne peut se réduire qu’à un seul paramètre !!!

Pour améliorer et rendre attractif notre métier, cet aspect de la précarité doit être sérieusement pris en compte par l’employeur.

Par exemple, les Assistants Familiaux ne peuvent s’inscrire dans les projets d’accueils relais, faute de continuité de salaire alors que cette possibilité diversifierait leurs modalités de prise en charge des enfants.

Mais cette valorisation passe aussi par un travail d’équipe !

Le fondement du travail de l’assistant familial est de « prendre soin » de l’enfant au quotidien, dans les moindres petites choses de la vie.

Le travail en équipe avec les référents ASE sur les MDSI, garants du projet global de l’enfant et du lien avec sa famille naturelle, nécessite le respect et la reconnaissance des places de chacun dans une vraie relation de partenariat.

« Faire équipe », c’est se poser, réfléchir ensemble autour de toutes les questions liées au quotidien et au devenir de l’enfant. L’équipe peut et doit parler à plusieurs voix et prendre en compte l’avis de chacun.

« Faire équipe », c’est pouvoir croiser les regards dans une réflexion partagée pour un même objectif.

Ce que propose la FSU territoriale :

  1. Une baisse significative des mesures assurées par les référents pour leur permettre de travailler en équipe avec les assistants familiaux et les autres professionnels.
  2. La reconnaissance de la professionnalisation des assistants familiaux et donc considérer les ASFAM comme membres à part entière de l’équipe éducative.
  3. Un SMIC dès le premier enfant confié à la famille d’accueil.

Respect du contradictoire en cas de licenciement.