Point sanitaire fonction publique de jeudi 11 mars 2021

La Ministre de la TFP a ouvert la séance avec un propos introductif sur l’agenda social: sur télétravail et protection sociale complémentaire, l’objectif de la ministre est la signature d’un accord cadre dès le mois de juin.

Les premières séances s’ouvriront par un accord de méthode (en avril pour le télétravail-le 18 mars pour la PSC). Nous avons dit à la Ministre que ce programme « 90 jours pour un accord » ne nous paraissait pas raisonnable pour prendre le temps du dialogue social Nous devrions recevoir une lettre d’ouverture des négociations.

S’agissant de la crise sanitaire, la ministre a évoqué une situation compliquée qui demande des mesures différenciées et territorialisées.

S’agissant de la vaccination, le recours à la médecine du travail, sur le temps de travail, « se fait selon le protocole de vaccination déployé pour le secteur privé ».

Aucun sélection ne sera faite selon des critères professionnels. Le seul critère est celui du plan de vaccination général. La vaccination par la médecine du travail est donc un moyen supplémentaire mis à disposition pour les agents volontaires.

Pour le moment il ne sera pas exigé un retour sur site pour les agents vulnérables vaccinés. Le gouvernement est en attente d’éléments sur la couverture vaccinale.

Les OS (CGT, FO essentiellement) ont mis en lumière le mal-être qui règne dans la FPH notamment après la lettre de mise en accusation (ou responsabilisation) du Minsitre. La CFDT, l’UNSA et la FSU ont demandé que le jour de carence ne soit pas appliqué pour les suites de la vaccination quand elle entraîne des
effets secondaires nécessitant un arrêt de travail.

Nous avons porté la nécessité de faciliter la vaccination, même en ville, par la délivrance d’ASA, nous avons demandé des retours sur le déploiement de la vaccination par la médecine du travail et la
suppression du jour de carence pour les effets secondaires de la vaccination.

Nous avons fait le focus sur les agents vulnérables qui subissent encore trop de pression et insisté à nouveau sur la nécessité de prévoir en nombre des remplaçants pour pallier aux absences. Nous avons rappelé l’absence de réponses de la DGAFP sur la question des agents vulnérables
placés en CMO en 2020.

Pour le télétravail, nous avons rappelé le coût financier et
physiologique qu’il représente et demandé une indemnisation en conséquence.
Enfin nous avons rappelé l’absence de réponse à notre demande de
prorogation des contrats sur le fondement de l’art.3-2 de la loi de 1984 pour les agents n’ayant pas pu passer les concours en raison de la crise
sanitaire.
Sur tous ces sujets, la ministre a botté en touche, renvoyant pour le
télétravail aux GT de l’agenda social.